Ce qu’il reste d’Alice, T. R. Richmond (Calmann-Lévy)

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J’ai reçu ce livre dans le cadre de le dernière opération Masse critique et remercie Babelio et les éditions Calmann-Lévy pour cet envoi !

Il est difficile de parler de ce roman sans trop dévoiler l’intrigue, alors je vais esssayer de faire court :

Alors qu’elle passe la soirée avec des amies à écumer les pubs de sa ville universitaire, Alice Salmon disparaît. Son corps est retrouvé dans une rivière à proximité.

C’est à travers une narration originale, uniquement construite à partir de mails, de messages postés sur des forums, des blogs ou encore de textos que l’on découvre la personnalité d’Alice. On apprend que cette belle jeune fille est depuis peu journaliste, spécialisée dans la dénonciation de crimes. De quoi se faire de nombreux ennemis ! De son père et de son frère on sait peu de choses, mais on apprend au fil des pages à connaître sa mère, avec qui elle partage de nombreux traits communs. Alice est aussi une jeune femme qui aime sortir, boire et parfois même dépasser certaines limites.

Parallèlement à l’enquête policière et alors que la presse s’empare de l’affaire, Jeremy Cooke, professeur d’ethnologie, proche de la retraite et dont Alice fut une des étudiantes, cherche à reconstituer la vie de la jeune femme en recueillant les témoignages de ses proches. Un projet qui dérange certains, notamment la mère d’Alice dont la relation avec le vieux professeur se dévoile au fil du livre.

Ce premier roman de T.R. Richmond se lit vite et avec plaisir. On est tenu par cette intrigue et on découvre peu à peu Alice avec ses joies, ses peines, ses failles,… On cherche des indices dans chaque retranscription de mails, textos, articles de blog. Au fur et à mesure que se dévoile la personnalité de la jeune femme, l’auteur réussit à nous faire douter, chacun devient un coupable potentiel. Le dénouement, sans être totalement stupéfiant, est plutôt bien mené. Parallèlement à l’intrigue, l’auteur nous fait réfléchir également sur la place d’Internet dans nos vies et ses conséquences sur le voyeurisme, la propagation des rumeurs, le harcèlement, et l’acharnement dont on peut rapidement être victime. L’originalité de la narration, qui prend des allures de puzzle, est intéressante et permet à l’auteur de jouer avec son lecteur, mais, en contrepartie, l’oblige à ne faire qu’effleurer certains aspects de l’intrigue et la personnalité de ses personnages.

C’est un bon roman pour cet été, à lire sur la plage ou dans le train, et à dévorer d’une traite !

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Une réflexion sur “Ce qu’il reste d’Alice, T. R. Richmond (Calmann-Lévy)

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