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Soif, Amélie Nothomb, 2019 (Albin Michel)

J’ai appris que le prix Goncourt aurait pu revenir à Soif d’Amélie Nothomb et je dois dire que je ne comprends pas très bien. Aurais-je sauté des pages, celles contenant les passages méritant que la critique s’y arrête ?

J’aime Amélie Nothomb. J’ai lu, dévoré, adoré la plupart de ses romans. Mais comme dans toute relation il y a eu des hauts et des bas. Beaucoup de bas ces dernières années, depuis Le fait du prince, je pense. Ces romans me paraissaient plus fades, je reconnaissais moins sa patte ou alors trop justement, je ne voyais plus que ces mécanismes d’écriture et plus aucune spontanéité. J’en ai boudé beaucoup jusqu’à Frappe-toi le cœur (que j’ai adoré).

Mais aucun de ses romans ne m’avait provoqué le même effet que Soif. Mon temps libre est rare en ce moment et donc assez précieux. Et je m’étais mis en tête de finir ce Nothomb après l’avoir commencé. Après tout, finir un Nothomb, ce n’est pas bien compliqué ! Sauf cette fois, cette fois où c’était excessivement laborieux. Ou j’étais en colère de perdre mon temps avec ce récit insipide. Alors oui le ton Nothomb est là tout comme les mots compliqués toutes les dix pages. Le point de départ est assez original : faire parler Jésus et lui faire raconter les heures qui suivent sa condamnation et précédent sa crucifixion. Mais rien ne ressort de cette idée. L’auteur tourne en boucle autour des réflexions de Jésus. Pas de quoi faire un roman en somme.

De là à bouder à nouveau ses prochains romans ? Pas sûr, car je crois qu’avec Nothomb la curiosité sera toujours plus forte.

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Pot-Bouille, Emile Zola, 1882

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Après avoir décortiqué le monde ouvrier dans le septième volume des Rougon-Macquart, L’Assommoir, Zola s’intéresse ici à la bourgeoisie. Tout commence avec Octave Mouret (rencontré dans La Conquête de Plassans) qui débarque à Paris dans le but de réussir. Mais selon lui, la réussite passe aussi par une femme, voilà pourquoi il ne cesse de jouer au séducteur pendant tout le roman. Les femmes qu’il désire, il les trouve dans l’immeuble dans lequel il loge, rue de Choiseul.

C’est dans cet immeuble que se déroule principalement l’action du roman. Zola nous fait découvrir les différents habitants ainsi que leurs domestiques. Dans ce huis clos, il s’en passe de belles : adultères, coucherie, manigances, les coulisses de la bourgeoisie ne sont pas jolies à voir !

Parmi les locataires de l’immeuble, il y a Achille Campardon et sa femme Rose, mais aussi sa cousine Gasparine. Il y a aussi les Josserand, avec la mère de famille, autoritaire et dure, qui cherche par tous les moyens à marier ses filles. Tout ce petit monde se donne des airs, mais cache des mœurs dépravées. Une seule famille de locataire trouve grâce aux yeux de Zola : une famille discrète au deuxième étage, dont le père de famille est auteur et écrit sur la bourgeoisie. On a comme un air de déjà-vu, non ? Pour le concierge de l’immeuble, l’auteur est le plus immoral de tous :

L’homme du second avait écrit un roman si sale, qu’on allait le mettre à Mazas.

— Des horreurs ! continua-t-il, d’une voix écœurée. C’est plein de cochonneries sur les gens comme il faut.
Même on dit que le propriétaire est dedans ; […] Nous savons maintenant ce qu’ils fabriquent, avec leurs airs de rester chez eux. Et, vous voyez, ça roule carrosse, ça vend leurs ordures au poids de l’or !

Cette idée surtout exaspérait M. Gourd. Madame Juzeur ne lisait que des vers, Trublot déclarait ne pas se connaître en littérature. Pourtant, l’un et l’autre blâmaient le monsieur de salir dans ses écrits la maison.

Pour ne pas voir sa propre saleté, on la cherche aussi chez les autres, les bourgeois ont alors les domestiques pour ça. Zola montre bien comment l’univers dans lequel vivent et évoluent ces derniers est plein de crasse : dans le linge et la vaisselle à laver, dans les eaux sales, dans leurs petits logements exigus. Mais la plus grande crasse qu’ils fréquentent est bien celle de leurs maîtres et de leur hypocrisie.

Même l’abbé, qui connaît et confesse tous ces habitants, est à la dérive. A-t-il encore Dieu de son côté lorsqu’il absoud les moindres péchés dont il est témoin ? Une fois encore, l’auteur fait se confronter la religion et la médecine à travers les personnages de l’abbé Mauduit et du Dr Juillerat, qui très souvent s’opposent.

Mais le rôle principal est donné aux femmes. À première vue, Zola est très critique avec elles : autoritaires, volages, intéressées, mais peut-être que cela est fait pour montrer surtout la faiblesse des hommes que Zola décrit comme lâches et obsédés par le seul plaisir.

À la fin du roman, Octave Mouret épouse Mme Hédouin, la veuve du propriétaire du magasin Au bonheur des dames. Ce qui donnera le thème du prochain volume de la saga.

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Moi en double, Navie et Audrey Lainé, 2018 (Delcourt)

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Navie est une femme grosse qui s’assume. C’est en tout cas l’image que renvoie cette jeune femme souriante et drôle, que l’on connaît comme chroniqueuse télé, animatrice de podcast, auteure et scénariste. Mais la réalité est tout autre. Navie souffre de ce corps et de sa relation malsaine à la nourriture. Un jour, elle découvre que son trouble alimentaire porte un nom : l’hyperphagie, “qui se caractérise par la prise alimentaire excessive et sur une courte durée.” La bande dessinée commence par la prise de conscience qui va changer la vie de l’auteure. Alors que son fils risque de se noyer, elle constate que son poids l’empêche de courir vers lui comme elle le souhaiterait. Plus de peur que de mal, Navie parvient à sauver son enfant mais elle décide que sa vie doit changer. C’est le récit de cette transformation qu’elle nous livre et qu’illustre avec talent Audrey Lainé.

Navie revient sur sa prise de poids rapide à l’âge de l’émancipation, sur le silence de ses proches sur ce sujet tabou, et sur ses tentatives ratées de régime. Un jour, une nutritionniste lui explique qu’elle porte sur ses épaules le poids moyen d’une femme de son âge. À partir de ce jour, Navie prend conscience de ce double avec laquelle elle vit. Ce double avec laquelle elle entretient une relation complexe, entre amour et haine, attachement et rejet.

La question à laquelle elle se retrouve vite confrontée une fois son combat contre son poids et sa maladie entrepris est comment apprendre à vivre sans ce double après tant d’années ? Ce qui rend ce témoignage si puissant, c’est l’angle original par lequel il est abordé. On s’attendrait dans un tel récit à une construction basique de prise de conscience puis combat contre les kilos pour enfin arriver à une fin heureuse. L’histoire de Navie nous montre que cela est bien plus complexe. La perte de poids n’est pas une fin en soi. Un tel changement physique bouleverse forcément toute une vie. Et c’est ce bouleversement qu’il faut apprivoiser.

Les illustrations d’Audrey Lainé se marient à merveille avec la sensibilité de l’auteur. En noir et blanc rehaussé de rouge, le dessin est libre, affranchi des cases pour s’adapter au mieux au récit et aux émotions. Cela donne beaucoup de rythme et de dynamisme. Qu’elles soient en pleine page ou en petites vignettes, les illustrations sont très expressives et retransmettent avec justesse la douleur, la lutte intense ou encore l’angoisse. Ce récit touchant et sincère, mis en avant par des illustrations tout aussi sensibles, est important pour saisir toute la complexité de ce trouble alimentaire dont on parle peu et pour découvrir que le plus dur n’est peut-être pas la perte de poids mais la vie après un tel bouleversement.

« Si tu as déjà eu peur du regard des autres, si tu as déjà mangé pour aller mieux, si tu as fait n’importe quoi pour qu’on t’aime, […] si t’as déjà fait croire que tout allait bien alors que dans ton cœur le Titanic sombrait […], si tu n’as jamais fixé ton reflet en te déclarant : je t’aime… Ce livre est pour toi. »

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La fourmi rouge, Emilie Chazerand, 2017 (Sarbacane)

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Vania Strudel a 15 ans et elle déteste sa vie. Et il y a de quoi quand son prénom fait penser à des protections périodiques et son nom de famille à une pâtisserie allemande. Quand on vit seule avec son père taxidermiste. Quand son meilleur ami, Pierre-Rachid, sort avec Charlotte, la même qui nous maltraite depuis des années, celle qui, une fois, a mis du laxatif dans notre lait chaud. Quand notre meilleure amie pue. Attention, rien de méchant ici : elle pue car elle est atteinte du fish-odor syndrom ! Un jour, Vania reçoit un mail mystérieux. L’auteur anonyme la secoue, lui balance quelques vérités bien difficiles à encaisser et l’invite à devenir une fourmi rouge parmi les noires. De quoi chambouler encore plus la vie de l’adolescente.

Ce roman est un régal ! Vania est un personnage haut en couleur. Atypique avec son ptosis (la paupière de son œil gauche tombe) et sa maladresse, c’est une jeune fille très attachante. Alors certes ses réflexions et ses réparties sont parfois très dures. C’est qu’en bonne fourmi rouge, elle pique ! Mais derrière cette énorme carapace forgée de ses mensonges se cache une grande sensibilité. Et puis c’est une ado de 15 ans, ça lui donne le droit d’être extrême dans ses réactions ! Heureusement pour elle, malgré les épreuves qui s’enchaînent et lui tombent dessus, elle peut compter sur ses proches. Son père d’abord. Parfois maladroit, un peu loufoque, pas le genre qu’on a envie d’exhiber à ses amis à première vue, mais un homme au grand cœur qui a élevé seul sa fille, à l’écoute et prêt à accepter ses sautes d’humeur. Son voisin, ami depuis l’enfance, Pierre-Rachid, Pirach pour les intimes. Avec lui, elle a tout partagé, elle le connait par cœur. Même si elle peine à le reconnaître après les vacances d’été lorsqu’il se transforme en magnifique jeune homme. Manque de bol, c’est sur « CettepoufiassedeCharlotte » qu’il jette son dévolu ! Il y a aussi Victoire sa meilleure amie que la plupart des gens ne peuvent pas sentir (rapport au fait qu’elle sent le poisson !). Et enfin il y a Abraham Horowitz, 76 ans, et sa fille Rachel. Après une série d’AVC, Abraham a une activité cérébrale ralentie et ne parle pas. Vania est chargée de s’occuper de lui lorsque Rachel obtient des rendez-vous galants.

Dans ce roman, on suit Vania dans son quotidien, on s’amuse de ses maladresses, on s’agace parfois de ses colères et on espère qu’elle osera enfin affronter la vérité. Vérité que l’on ignore dans les premières pages et que l’auteur explicite au fur et à mesure. L’écriture est dynamique, fluide et ne tombe jamais dans la facilité. Les dialogues sont crédibles, on se plonge facilement et rapidement dans cet univers. D’ailleurs on a du mal à lâcher le roman une fois commencé ! L’auteur parvient à être à la fois juste, drôle et touchante. Une vraie réussite !

 “Tu as le droit d’être un individu à part entière plutôt qu’un vague point dans
la masse. Certes, nous sommes tous des fourmis, vus de la lune. Mais tu peux être
la rouge parmi les noires. Qu’est-ce que tu attends pour vivre ?! Plus tard c’est maintenant. Demain c’est tout de suite. Passe la seconde”

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Collaboration horizontale, Navie et Carole Maurel, 2017 (Delcourt)

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L’histoire se déroule à Paris, pendant l’Occupation allemande en 1942. De la guerre, des combats, nous ne verrons presque rien dans cette BD. L’intrigue prend place dans un immeuble. Dans un huis clos qui intensifie le sentiment de proximité, nous allons suivre le parcours de plusieurs personnages, principalement des femmes. Chacune de leurs histoires va mettre en lumière les conditions de vie sous l’Occupation. Place des femmes dans la société, homosexualité féminine, résistance, solidarité, traîtrise,… de nombreux aspects sont présentés. Mais le principal, celui qui donne son titre à cette BD, est l’histoire d’amour entre une Française et un soldat allemand. Rose se retrouve seule avec son fils Lucien, son mari étant au front. Alors qu’elle cache au soldat allemand qui sonne à sa porte la présence de Sarah et de son fils qu’elle protège, elle tombe sous son charme. Avec lui, elle redécouvre la passion et sa féminité. Mais il faut cacher à tous cette relation interdite. Difficile dans cet immeuble où chacun aime se mêler de la vie de son voisin… Parmi les autres habitants, il y a Judith et son mari Léon, qui surveille de près Rose ; Madame Flament une vieille dame qui perd la tête ; Joséphine, une très belle jeune fille dont les rêves de gloire se butent à la misogynie ambiante ; Simone, qui a le plus grand mal à révéler ses sentiments ou encore Camille, le mari de la concierge, un des rares hommes de cette histoire. Aveugle, il est pourtant celui qui observe le mieux ce petit monde.

Malgré les thèmes abordés, ce livre ne fait pas dans les bons sentiments. Le soldat allemand n’est pas transformé en gentil héros. Il conserve ses convictions. On ne s’attarde de toute façon pas sur lui, mais uniquement sur la relation amoureuse. Il n’y a pas non plus de bons ou de méchants. Il y a des gens qui vivent dans la peur, dans l’angoisse du lendemain et de l’inconnu. La plume de Navie retranscrit parfaitement ces sentiments. Chaque intrigue nous tient en haleine. L’écriture est sensible, sans tomber dans le pathos, romantique sans tomber dans le mièvre. Le scénario est bien construit. Seul bémol, on aimerait s’attarder plus sur chacun des personnages, mais il s’agit d’une intrigue « chorale », ce qui oblige à effleurer parfois certains sujets. Carole Maurel propose un univers très riche. Les couleurs nous renvoient dans l’époque de l’intrigue. Le trait délicat sait se faire fort quand les émotions l’imposent. L’illustratrice sort régulièrement du cadre pour des planches saisissantes de beauté et de sensibilité (notamment la rencontre entre Rose et le soldat).

On ne sort pas indemne de cette lecture. Même si l’on connaît la fin avant de la lire, on est malgré tout saisi par l’émotion.

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Les petites reines, Clémentine Beauvais, 2015 (Sarbacane)

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Cette année, Mireille Laplanche n’a pas gagné. Non, ce n’est pas elle le Boudin d’or. Elle est reléguée au rang de Boudin de bronze. Pendant trois années de suite, elle a pourtant remporté le premier prix. Cette fois, ce sont Hakima et Astrid les grandes gagnantes. Ces dernières sont désemparées face à la situation, contrairement à Mireille qui vit ça avec beaucoup d’autodérision. Les jeunes filles se rencontrent et décident – avec chacune une idée en tête – de se rendre à la Garden Party de l’Élysée… en vélo ! Les parents finissent par accepter, rassurés par la présence de Kader, le frère de Hakima (pour le plus grand plaisir de Mireille !). Pour financer leur road trip, elles cuisineront et vendront du boudin sur leur passage. Mais les jeunes filles n’avaient pas anticipé la médiatisation et ce qui allait en découler…

Dans ce roman, Clémentine Beauvais aborde de nombreux thèmes tous très sensibles avec beaucoup d’humour : harcèlement scolaire, handicap, diktat de la minceur, etc. L’intrigue est loufoque, peu réaliste, mais le ton de l’auteur, son style relevé et dynamique ainsi que le caractère bien trempé de son héroïne rendent cette lecture très prenante et très agréable. Mireille a un grand sens de la répartie et une franchise rafraichissante. Les personnages secondaires sont un peu écrasés par cette forte personnalité, ce qui est dommage. Hakima et Astrid ont pourtant un fort potentiel et pourraient être des personnages beaucoup plus riches. L’auteur veut aussi nous montrer que les trois filles vont grandir et mûrir pendant ce périple presque initiatique. L’évolution d’Astrid et Hakima m’a semblé plus subtile que celle de Mireille.

Ce roman a remporté de nombreux prix et a reçu des critiques élogieuses et bien méritées. On passe un très bon moment en compagnie des « trois boudins » : les réparties cinglantes de Mireille dédramatisent toutes les situations, leur amitié naissante nous touche et les situations auxquelles elles sont confrontées font écho à tout ce qu’on peut vivre dans notre quotidien. Un roman dans lequel un grand nombre d’adolescents devraient se retrouver et une lecture utile pour dédramatiser et apporter un peu de légèreté à de graves sujets.

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Dans les bois éternels, Fred Vargas, 2006 (Viviane Hamy)

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Des cerfs retrouvés morts et mutilés, une recette ancestrale d’un élixir de jeunesse, une infirmière « ange de la mort » échappée de prison et des souvenirs d’enfance : voilà à quoi sont confrontés le commissaire Adamsberg et son équipe dans ce dixième roman de Fred Vargas. Difficile de raconter l’histoire plus en détail sans trop en dévoiler.

Comme toujours dans un Vargas ce qui marque, c’est la finesse des dialogues et la composition des personnages. Le soin apporté à ces deux éléments crée une ambiance savoureuse. L’humour est présent sans prendre le pas sur l’enquête policière. Les personnages sont attachants, poétiques complètement atypiques. Le style est pétillant, le rythme ne retombe jamais.

Ce mélange équilibré entre une ambiance décalée, parfois absurde, et la brutalité des crimes commis donne tout son charme au roman.

La fin est bien menée. L’auteur arrive à nous surprendre lorsque l’on croit qu’elle suit des routes trop évidentes.

Une lecture agréable pour un bon moment entre humour et enquête policière.